lundi 9 mars 2009

Du Free run pour RedBull...

Le nom de la boisson énergisante RedBull n’est plus à faire. On l’associe à l’énergie, aux sports extrêmes et à l’éveil intellectuel. Il est toutefois juste d’affirmer que la plupart des consommateurs en font l’usage pour les deux premiers critères et que l’éveil intellectuel n’est pas la vocation première de ce produit. D’ailleurs, la campagne publicitaire actuelle de la boisson énergisante la plus populaire n’est pas, à mon sens, adéquate pour le type de produit que l’on met en marché.

La publicité télévisuelle se doit de bien cibler le public auquel elle s’adresse, et le dessin animé actuel de RedBull manque la cible. RedBull est principalement utilisé par des jeunes qui veulent avoir une dose d’énergie pour faire quelque chose qui en requiert, notamment le fait de sortir tard en soirée ou faire une activité sportive exigeante. Pour mettre en valeur le principe de sport extrême et d’énergie qu’on associe à ce produit, le « Free run », connu en français comme le « parcours urbain » serait un gage de succès.

Avec une ambiance de nuit, il serait intéressant de voir des « free-runners » courir à relais dans une ville animée afin de se rendre dans un endroit où l’ambiance serait festive, mais il faudrait toutefois éviter les clichés des publicités de bière. Là où le produit serait mis en valeur, c’est qu’une cannette de RedBull servirait de témoin (comme dans la course du 4x100m en athlétisme) aux « free-runners » qui parcourent la ville. Un focus se ferait sur le produit à chaque fois que le témoin change de main.

RedBull mise beaucoup sur le côté extrême de son produit, voilà ici une bonne manière de mettre l’accent sur cette caractéristique.

exemple de Free Run: http://www.youtube.com/watch?v=6Db461dcQSU&feature=related

lundi 26 janvier 2009

Des céréales Radio-Canadiennes...

Pour plusieurs, le réveil est synonyme de café, de pain grillé et de mauvaise humeur. Pour moi, les premiers moments de la journée sont ponctués de jus d’orange et de céréales. J’aime les céréales, j’en prends quotidiennement et le seul fait de passer devant l’étalage qui y est consacré à l’épicerie me fait perdre mes moyens et me confronte à un important choix : quelle boîte choisir !

Il y a de cela quelques mois, une affiche lumineuse à la sortie de la station de métro Édouard-Montpetit attira ma curiosité : une nouvelle marque de céréales ferait prochainement son entrée dans les supermarchés ! Telle ne fût pas ma surprise de constater que ma déception serait grande à l’épicerie puisque ce nouveau produit n’y serait pas disponible : Radio-Canada était derrière ce subterfuge.

Le visuel de cette publicité est impeccable, le simple fait que je m’y suis mépris en témoigne. Une boîte de céréales dont le nom est « Radio-Canada », sur laquelle on peut lire « riche en culture » et dont les framboises présentes dans le bol sont en fait des logos de la société d’État, compose l’affiche. Ainsi, il est fort probable que l’excellent visuel de l’affiche ait fait en sorte que plusieurs personnes qui n’ont pas pris le temps de la regarder attentivement et croient toujours qu’une marque de céréales est annoncée à la sortie du métro. C’est précisément à ce niveau qu’il y a un problème : la publicité par affiche se doit d’être éloquente et, selon moi, de ne laisser aucune place à l’ambigüité. En ce sens, Radio-Canada a manqué la cible.

Il est bien connu qu’il y a deux types de téléspectateurs au Québec, les « tva-iens » et les « radio-canadiens ». Il peut être profitable pour la société d’État de tenter de développer le réflexe Radio-Canada, mais une publicité trop chargée et un concept trop original pour l’habitude qu’on tente de développer ne permet pas de rejoindre efficacement le public cible : les « tva-iens ».