lundi 26 janvier 2009

Des céréales Radio-Canadiennes...

Pour plusieurs, le réveil est synonyme de café, de pain grillé et de mauvaise humeur. Pour moi, les premiers moments de la journée sont ponctués de jus d’orange et de céréales. J’aime les céréales, j’en prends quotidiennement et le seul fait de passer devant l’étalage qui y est consacré à l’épicerie me fait perdre mes moyens et me confronte à un important choix : quelle boîte choisir !

Il y a de cela quelques mois, une affiche lumineuse à la sortie de la station de métro Édouard-Montpetit attira ma curiosité : une nouvelle marque de céréales ferait prochainement son entrée dans les supermarchés ! Telle ne fût pas ma surprise de constater que ma déception serait grande à l’épicerie puisque ce nouveau produit n’y serait pas disponible : Radio-Canada était derrière ce subterfuge.

Le visuel de cette publicité est impeccable, le simple fait que je m’y suis mépris en témoigne. Une boîte de céréales dont le nom est « Radio-Canada », sur laquelle on peut lire « riche en culture » et dont les framboises présentes dans le bol sont en fait des logos de la société d’État, compose l’affiche. Ainsi, il est fort probable que l’excellent visuel de l’affiche ait fait en sorte que plusieurs personnes qui n’ont pas pris le temps de la regarder attentivement et croient toujours qu’une marque de céréales est annoncée à la sortie du métro. C’est précisément à ce niveau qu’il y a un problème : la publicité par affiche se doit d’être éloquente et, selon moi, de ne laisser aucune place à l’ambigüité. En ce sens, Radio-Canada a manqué la cible.

Il est bien connu qu’il y a deux types de téléspectateurs au Québec, les « tva-iens » et les « radio-canadiens ». Il peut être profitable pour la société d’État de tenter de développer le réflexe Radio-Canada, mais une publicité trop chargée et un concept trop original pour l’habitude qu’on tente de développer ne permet pas de rejoindre efficacement le public cible : les « tva-iens ».

1 commentaire:

  1. Très bon propos. J'aime le rythme, le ton, l'élément de surprise que vous nous faites partager. Même si je ne suis pas d'accord avec votre conclusion, votre analyse est bien ficelée. Seul commentaire négatif... la longueur. Il faut vraiment respecter le 250 à 300 mots, ça fait partie de l'exercice. Par exemple, votre dernier paragraphe n'apporte rien de plus, rien de nouveau à votre propos. Coupez!

    4,5/5

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